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WAREMME: Le conseiller Thierry Bataille défend la candidature de Benoît Lutgen à la présidence du cdH ©MONTAGE DA-PRESS/D.DH.
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Article de la semaine |
Un Hesbignon en Normandie
Phillip Canham et sa Liliane vivent aujourd’hui dans le Calvados
Le couple a quitté Wasseiges en 2004 pour s’installer dans un petit village de Haute-Normandie, Vienne-en-Bessin. Depuis lors, Phillip y est devenu conseiller municipal…
Dimanche midi, Phillip Canham (57 ans) et son épouse Liliane bravaient la froideur hivernale pour sillonner les rues étroites de leur village d’adoption, à quelques kilomètres des plages du Débarquement de Normandie. «Nous distribuons des tracts aux habitants pour le jumelage récemment initié entre nos villages normands et Wasseiges», explique le Hesbignon expatrié. «Il fait un froid de canard. Nous marchons sur la glace et la neige, c’est plutôt exceptionnel ici…» Ancien ingénieur de vol à la Sabena, Phillip a donc tout quitté pour s’installer avec sa famille à Vienne-en-Bessin, dans le département du Calvados.
C’est à Southampton, sur la côte Sud de l’Angleterre, que Phillip Canham voit le jour en 1952. Né d’une mère belge, le jeune homme entretient des contacts réguliers avec sa famille alors établie dans le Brabant Wallon. Au terme de ses études d’architecture à Hull (Yorkshire), Phillip traverse la Manche pour s’installer dans le plat pays.
«J’ai d’abord travaillé dans un bureau d’architecture à Bruxelles, se souvient Phillip Canham. En 1973, j’y étais lors du premier choc pétrolier. De 33 collaborateurs, nous sommes restés à 8! J’ai été contacté par la maison d’édition de revues techniques américaines McGraw-Hill.» Le nouveau journaliste rédige alors des articles en anglais, à propos de divers ouvrages belges. Il fera découvrir aux lecteurs américains le plan incliné de Ronquières, le viaduc de Vilvorde ou encore l’écluse de Zeebruges.
Par la suite, l’émigré britannique se retrouve… chez les Indiens du Costa Rica. «J’avais une connaissance qui y coordonnait les contacts entre les indigènes et les Blancs, poursuit-il. Je leur ai donné des cours de mathématique pour les aider à ne plus être exploités. Car ces gens-là ne savaient pas compter et ne connaissaient pas la valeur de l’argent. Suite à une autre rencontre au Costa Rica, j’y ai aussi lancé une fabrique de gaufres de Liège.»
Après quelques années à la Sabena qui tombe en faillite, Phillip Canham retrouve du travail chez DHL, puis chez TNT à Bierset. En 2004, il met un terme à sa carrière, après cinq ans de vols de nuit. «Cela faisait trois ans que nous avions acheté une maison de campagne à Vienne-en-Bessin. Nous avons décidé d’y vivre définitivement. Je suis né dans une ville portuaire anglaise, et la mer m’a toujours manqué. C’est une nouvelle vie que nous apprécions au quotidien. Nous avons acheté un voilier à bord duquel nous passons pas mal de temps...» ©DA-PRESS/D.DH.
Sur la liste du maire du village
Phillip Canham et son épouse n’hésitent pas à s’investir dans la vie locale. Liliane œuvre comme responsable bénévole au sein d’un service-club de Bayeux, la ville la plus proche de Vienne-en-Bessin. Quant à Phillip, il préside le comité des fêtes de leur village d’adoption. «J’ai aussi été élu conseiller municipal, lors du dernier scrutin, sur la liste du maire Rémi Françoise. Je ne suis pas français, mais le fait d’être belge et anglais, donc résidant de l’Union européenne, je pouvais me présenter aux élections. Je siège notamment dans la commission qui étudie le plan local d’urbanisme. Car je suis très attaché au maintien de la qualité de la vie rurale.»
Morgana, la fille du couple, étudie actuellement à Louvain-la-Neuve. «Elle y effectue un régendat, commente Phillip Canham. Son petit fiancé, elle l’a rencontré en Normandie. Pour rester auprès d’elle durant ses études, il travaille comme cuisinier à Louvain-la-Neuve. Mais lorsque Morgana aura obtenu son diplôme, ils reviendront tous les deux s’installer en Normandie...» D.DH.
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