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CRISNÉE: Nelly, cinquante ans de bistrot! ©DA-PRESS/D.DH.
 
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Guy Coëme: un pactole complémentaire de 48.000 euros par an!
Le petit prince de Waremme aurait-il aussi été le roi du cumul des rémunérations? Au vu du salaire annuel que lui a octroyé, jusqu’il y a peu, l’association pour la promotion des intercommunales liégeoises, à ajouter à ses revenus de député fédéral et de bourgmestre de Waremme, on peut au moins se poser la question…

Un homme fort occupé, Guy Coëme? Sans aucun doute! En plus de ses fonctions de député fédéral et de bourgmestre de Waremme, le socialiste hesbignon travaillait encore, il y a quelques semaines, comme consultant auprès de l’association pour la promotion des intercommunales liégeoises (A.P.R.I.L.). Une profession «complémentaire» qui lui a rapporté la bagatelle de… 48.000 euros bruts par an! En plus de son indemnité parlementaire annuelle brute de plus de 70.000 euros, d’une vingtaine de milliers d’euros (non taxables) octroyée par la Chambre pour les frais, le tout augmenté du salaire de bourgmestre (plafonné à 55.000 euros bruts). Bref, pas de quoi se demander ce que l’on va se mettre sur la tartine le lendemain!
La loi précise qu’un parlementaire ne peut bénéficier de revenus publics excédant 150% de son indemnité parlementaire. L’association A.P.R.I.L., bien qu’elle soit essentiellement alimentée par des fonds publics (intercommunales), est une société de droit privé. Guy Coëme avait donc parfaitement le droit d’être rémunéré par celle-ci. Si tout est donc en ordre sur le plan légal, l’analyse s’avère différente d’un point de vue éthique.
Curieusement, Guy Coëme vient de démissionner de sa fonction de consultant à l’A.P.R.I.L., sans nul doute dans la foulée de l’affaire Donfut, du nom d’un ex-ministre aussi spécialisé dans le conseil au profit d’intercommunales… L’intéressé s’en défend à cor et à cri. «J’ai été directeur général de l’A.P.R.I.L. jusque fin 2007, explique M. Coëme. Puis, comme consultant, j’ai aidé le nouveau directeur à apprendre son nouveau métier. J’ai aussi participé à donner à l’association un rayonnement au niveau wallon et européen. Cette activité a été déclarée à mon parti, au Parlement, à la Cour des Comptes. Fiscalement, cela n’a été qu’un cumul transitoire. Mon travail accompli, j’ai décidé de démissionner. Aujourd’hui, je n’exerce donc plus d’activité privée. Je suis député et bourgmestre, c’est tout. Et donc rien à voir avec l’affaire Donfut…» Y croira qui voudra… ©DA-PRESS/D.DH.

 
 
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